Saturday, 17 November 2012

Malapascua

Après avoir dîné avec mes 2 compagnons, mon corps sort de "Travel Mode" et active son "Chilling Mode", et se rapelle qu'il n'a presque pas bu d'eau depuis 2 jours, et surtout, fait 0 caca.

Je me retire poliment à ma chambre, première fois que je dors dans une pièce toute à moi depuis que je suis parti.

D'ici la fin de la journée je vais avoir fait 4 très beaux dépots.

L'île de Malapascua est très différente de ce que j'ai vu jusqu'à maintenant. Une plage blanche, de petits hotels et restaurants tout le long, avec un "promoter" agaçant qui nous demande 5 fois par jour si on veut faire de la plongée ou du snorkle.

Des vendeurs de requins taillés dans le bois, et des enfants qui vendent des colliers et bracelets, nous accostent souvent. Un matin je négocie 2 bracelets à une petite fille, 1 pour une amie et un pour mon frêre. Elle a un sourire incroyable et un vieux chandail troué, et je me dit que c'est pour le show.

Moi et Anthony engloutissèrent une dizaine de bières le 1er jour... Et la fatigue me rend un peu soul. Je dors très bien ce soir-là, dans un grand lit tout à moi, avec le son de la mer comme berceuse.

Ici la toilette est comme suit: un bol de toilette à gauche, un lavabo au mur au fond, une tête de douche à droite. Pisser dans le bol pendant qu'on a le jet d'eau dans le dos... Faire pipi dans la douche like a boss.

La 2e journée on me déménage dans une autre chambre et je réussis à négocier un prix avec le "promoter" qui va faite sacrer le proprio. Trop tard, j'ai signé!

Snorkeling cet avant-midi là aussi. C'était très sympa et je suis content d'avoir eu un bref intérêt pour les aquariums dans le passé, je connais un peu ce qui m'entoure.

Nager à travers un petit banc de poissons arc-en-ciel, plonger à quelques mètres de profondeur pour observer des anémones et se faire barrer le chemin par un poisson-clown défiant... Ce qui semble réellement sa famille habite l'anémone...

Se faire piquer constamment par des mini-jellyfish pas plus gros que des pellicules, mais qui font briller l'eau comme un clip de David Bowie. Voir des géants Puffer Fish, et leur nager après pour les faire gonfler, sans succès.

Je passerai en tout 4 nuits sur Malapascua, en profitant du fait que je dors dans une chambre à moi, ce qui ne risque pas d'arriver souvent. Je dors malgré tout pas très bien, trop d'insectes. Je suis debout à 6 tout les jours, pile, sans cadran.

On se promène dans le village derrière les hotels, qui est composé de maisons et bars empilés les uns sur les autres... Des fois seulement des ruelles pour se déplacer, des fois une rue de ciment pas pas plus grosse qu'une ruelle de Montréal, où des enfants trop jeunes pour l'école s'amusent avec des jeux simples, ou à fumer, ou à nous donner des tapes dans la main...

Les chiens sont plus dociles ici. Un maigrichon noir et blanc me suis chaque fois qu'il me voit, depuis le premier jour, la queue qui gigote et les mouches au cul. Il joue un peu avec moi, même si j'ai pas de bouffe.

Une bartender du nom de Cibi joue bien son jeu, et j'y tombe comme un débutant. Les serveuses sont pareilles partout dans le monde ont dirait... Sourire attachant, personnalitée menottante.

À part les promenades, on se baigne, on bois des bières, on mange, on se prend des banana shakes... Je jase avec un "Rambo", un "Mel! Like Mel Gibson!" Et autres personnages qui inévitablement essaient de me vendre un produit. Un tour de bateau, un cours de plongée, du weed.

Je trouve un petit "dep" dans une ruelle où l'ont vend du rum et du Coca pour en bas de 100 pesos, et donc les 2 dernières soirées on déguste cet alcool local sur la plage en se racontant les niaiseries des gars de Saint-Georges.

Le 17 on décide de quitter le matin pour Cebu, où nous avons un vol le 19 pour Manila, et ensuite Bangkok.

J'ai pas fait grand chose sur Malapascua, c'était cher et j'ai pas vraiment vu la vie des locaux, mais c'était beau comme tout et mes batteries sont rechargées à 110%.

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