Après avoir dîné avec mes 2 compagnons, mon corps sort de "Travel Mode" et active son "Chilling Mode", et se rapelle qu'il n'a presque pas bu d'eau depuis 2 jours, et surtout, fait 0 caca.
Je me retire poliment à ma chambre, première fois que je dors dans une pièce toute à moi depuis que je suis parti.
D'ici la fin de la journée je vais avoir fait 4 très beaux dépots.
L'île de Malapascua est très différente de ce que j'ai vu jusqu'à maintenant. Une plage blanche, de petits hotels et restaurants tout le long, avec un "promoter" agaçant qui nous demande 5 fois par jour si on veut faire de la plongée ou du snorkle.
Des vendeurs de requins taillés dans le bois, et des enfants qui vendent des colliers et bracelets, nous accostent souvent. Un matin je négocie 2 bracelets à une petite fille, 1 pour une amie et un pour mon frêre. Elle a un sourire incroyable et un vieux chandail troué, et je me dit que c'est pour le show.
Moi et Anthony engloutissèrent une dizaine de bières le 1er jour... Et la fatigue me rend un peu soul. Je dors très bien ce soir-là, dans un grand lit tout à moi, avec le son de la mer comme berceuse.
Ici la toilette est comme suit: un bol de toilette à gauche, un lavabo au mur au fond, une tête de douche à droite. Pisser dans le bol pendant qu'on a le jet d'eau dans le dos... Faire pipi dans la douche like a boss.
La 2e journée on me déménage dans une autre chambre et je réussis à négocier un prix avec le "promoter" qui va faite sacrer le proprio. Trop tard, j'ai signé!
Snorkeling cet avant-midi là aussi. C'était très sympa et je suis content d'avoir eu un bref intérêt pour les aquariums dans le passé, je connais un peu ce qui m'entoure.
Nager à travers un petit banc de poissons arc-en-ciel, plonger à quelques mètres de profondeur pour observer des anémones et se faire barrer le chemin par un poisson-clown défiant... Ce qui semble réellement sa famille habite l'anémone...
Se faire piquer constamment par des mini-jellyfish pas plus gros que des pellicules, mais qui font briller l'eau comme un clip de David Bowie. Voir des géants Puffer Fish, et leur nager après pour les faire gonfler, sans succès.
Je passerai en tout 4 nuits sur Malapascua, en profitant du fait que je dors dans une chambre à moi, ce qui ne risque pas d'arriver souvent. Je dors malgré tout pas très bien, trop d'insectes. Je suis debout à 6 tout les jours, pile, sans cadran.
On se promène dans le village derrière les hotels, qui est composé de maisons et bars empilés les uns sur les autres... Des fois seulement des ruelles pour se déplacer, des fois une rue de ciment pas pas plus grosse qu'une ruelle de Montréal, où des enfants trop jeunes pour l'école s'amusent avec des jeux simples, ou à fumer, ou à nous donner des tapes dans la main...
Les chiens sont plus dociles ici. Un maigrichon noir et blanc me suis chaque fois qu'il me voit, depuis le premier jour, la queue qui gigote et les mouches au cul. Il joue un peu avec moi, même si j'ai pas de bouffe.
Une bartender du nom de Cibi joue bien son jeu, et j'y tombe comme un débutant. Les serveuses sont pareilles partout dans le monde ont dirait... Sourire attachant, personnalitée menottante.
À part les promenades, on se baigne, on bois des bières, on mange, on se prend des banana shakes... Je jase avec un "Rambo", un "Mel! Like Mel Gibson!" Et autres personnages qui inévitablement essaient de me vendre un produit. Un tour de bateau, un cours de plongée, du weed.
Je trouve un petit "dep" dans une ruelle où l'ont vend du rum et du Coca pour en bas de 100 pesos, et donc les 2 dernières soirées on déguste cet alcool local sur la plage en se racontant les niaiseries des gars de Saint-Georges.
Le 17 on décide de quitter le matin pour Cebu, où nous avons un vol le 19 pour Manila, et ensuite Bangkok.
J'ai pas fait grand chose sur Malapascua, c'était cher et j'ai pas vraiment vu la vie des locaux, mais c'était beau comme tout et mes batteries sont rechargées à 110%.
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Saturday, 17 November 2012
Thursday, 15 November 2012
Cebu, Malapascua
Je me réveille vers les 3am dans mon lit, un petit matelas qui me fait penser à un banc d'autobus scolaire. On bouge encore. J'écoute les gens autour de moi ronfler, et fini par reprendre mon étreinte avec Morphée.
5am, cette fois, le bateau n'est plus en mouvement. Je me lève tranquillement, personne dans la pièce n'a bougé. Je trouve ça plutôt sympa que la compagnie ait la décence de laisser les gens se lever à leur rhytme au lieu de nous expulser dehors.
Je me brosse les dents au dessus des rails et crache dans l'océan, met mon sac sur mon dos et me félicite d'avoir gardé le mini-oreiller qu'on me donna dans l'avion.
Le port de Cebu est le plus gros que j'ai vu dans ce pays. Encore, les chauffeurs de taxi competitionnent pour mon attention, et ils conduisent de vrai autos cette fois.
Un local vient me demander ce que je cherche. Breakfast food est tout ce qui me vient à l'esprit. Il me pointe vers un restaurant.
Ici, les batisses sont aussi grandes que les huttes, mais en béton ou en bois. Je suis 5'9 et j'ai des fois peur de me cogner au plafond.
Au resto, on m'accueille comme un roi. Il n'y a que 2 petites tables et des petits bancs blancs, ceux qu'on achète pour nos bords de piscine. La femme me sert un déjeuner local: 2 oeufs frits, une saucisse hotdog, et une énorme portion de riz. Je suis si affamé que je m'y lance comme un enragé. Je prend une pause pour essayer de nourir un chaton de quelques mois à peine, mais il n'aime pas les oeufs et j'ai déjà engloutit ma saucisse.
"My friend! Where are you from!" Un homme derrière moi me demande tout enthousiaste. Un garde de sécurité en uniforme qui boit l'équivalent d'une 10% ici, une Red Horse beer. À 5am.
"Canada"
"Ooooh Canada! My sister, she married an americano!"
"I see!"
"Why are you here my friend?"
"I am visiting"
"Do you like it here?"
"Beautiful land, delicious food, very nice people"
"Ooooou thank you my friend!"
On discute pendant un bon 30 minutes. Il me parle de Jésus brièvement mais je réussi à m'en sauver. Il me donne son numéro de cellulaire et son couriel, et je fais de même. Il me dit que si un jour j'ai besoin d'aide à Cebu, de l'appeller, et me montre son fusil.
On compare nos tattoos, puis il m'escorte à un taxi et prend le matricule du chauffeur en notes. À 6h30 je suis dans un autobus climatisé en route pour Maya, où un petit bateau m'amènera à Malapascua. Je veux regarder la ville de Cebu mais je m'endors et ne me réveille que 2 heures plus tard, dans une escale.
Ici j'y vois mon premier homme blanc depuis que je suis parti de Kermit resort. Il évite la conversation. Tant pis. Je constate que mis à part Jésus et les messages textes, un autre cadeau de l'homme blanc est le Coca-Cola. Il y en a partout.
Vers les 10 heures on arrive à Maya, après avoir passé devant un marché à ciel ouvert, et un domaine de riches composé d'une tour à condos de 7 étages et un terrain de golf, le tout flanqué d'un garde posté à une clotûre de métal et non de bambous.
On embarque dans une embarcation typique Filipino, un canöe avec des branches de bambou en arcs sur les côtés pour le stabiliser. Le blanc est un américain, il argumente avec le chauffeur sur le prix du transport. Un québécois d'environs 65 ans embarque, avec au bras une jeune Filipina. Je me rends compte rapidement que c'est en fait un ladyboy, je ne sais pas si son compagnon le sait, où si c'est ce qu'il aurait demandé.
L'eau bleue tropicale defile sous nos pieds alors qu'on se dirige vers l'île de Malapascua. Sable blanc, petits hotels de 1étage le long de la mini-plage. On m'accueille et on me dit que Anthony est parti en snorkle. L'hôte m'amène à l'hôtel d'Anthony où je me loue une chambre et négocie le prix un peu. Je décharge mes affaires, bois une bière au bar ouvert, et tout de suite après je suis finalement réunit avec Anthony et Catherine, touts souriants.
5am, cette fois, le bateau n'est plus en mouvement. Je me lève tranquillement, personne dans la pièce n'a bougé. Je trouve ça plutôt sympa que la compagnie ait la décence de laisser les gens se lever à leur rhytme au lieu de nous expulser dehors.
Je me brosse les dents au dessus des rails et crache dans l'océan, met mon sac sur mon dos et me félicite d'avoir gardé le mini-oreiller qu'on me donna dans l'avion.
Le port de Cebu est le plus gros que j'ai vu dans ce pays. Encore, les chauffeurs de taxi competitionnent pour mon attention, et ils conduisent de vrai autos cette fois.
Un local vient me demander ce que je cherche. Breakfast food est tout ce qui me vient à l'esprit. Il me pointe vers un restaurant.
Ici, les batisses sont aussi grandes que les huttes, mais en béton ou en bois. Je suis 5'9 et j'ai des fois peur de me cogner au plafond.
Au resto, on m'accueille comme un roi. Il n'y a que 2 petites tables et des petits bancs blancs, ceux qu'on achète pour nos bords de piscine. La femme me sert un déjeuner local: 2 oeufs frits, une saucisse hotdog, et une énorme portion de riz. Je suis si affamé que je m'y lance comme un enragé. Je prend une pause pour essayer de nourir un chaton de quelques mois à peine, mais il n'aime pas les oeufs et j'ai déjà engloutit ma saucisse.
"My friend! Where are you from!" Un homme derrière moi me demande tout enthousiaste. Un garde de sécurité en uniforme qui boit l'équivalent d'une 10% ici, une Red Horse beer. À 5am.
"Canada"
"Ooooh Canada! My sister, she married an americano!"
"I see!"
"Why are you here my friend?"
"I am visiting"
"Do you like it here?"
"Beautiful land, delicious food, very nice people"
"Ooooou thank you my friend!"
On discute pendant un bon 30 minutes. Il me parle de Jésus brièvement mais je réussi à m'en sauver. Il me donne son numéro de cellulaire et son couriel, et je fais de même. Il me dit que si un jour j'ai besoin d'aide à Cebu, de l'appeller, et me montre son fusil.
On compare nos tattoos, puis il m'escorte à un taxi et prend le matricule du chauffeur en notes. À 6h30 je suis dans un autobus climatisé en route pour Maya, où un petit bateau m'amènera à Malapascua. Je veux regarder la ville de Cebu mais je m'endors et ne me réveille que 2 heures plus tard, dans une escale.
Ici j'y vois mon premier homme blanc depuis que je suis parti de Kermit resort. Il évite la conversation. Tant pis. Je constate que mis à part Jésus et les messages textes, un autre cadeau de l'homme blanc est le Coca-Cola. Il y en a partout.
Vers les 10 heures on arrive à Maya, après avoir passé devant un marché à ciel ouvert, et un domaine de riches composé d'une tour à condos de 7 étages et un terrain de golf, le tout flanqué d'un garde posté à une clotûre de métal et non de bambous.
On embarque dans une embarcation typique Filipino, un canöe avec des branches de bambou en arcs sur les côtés pour le stabiliser. Le blanc est un américain, il argumente avec le chauffeur sur le prix du transport. Un québécois d'environs 65 ans embarque, avec au bras une jeune Filipina. Je me rends compte rapidement que c'est en fait un ladyboy, je ne sais pas si son compagnon le sait, où si c'est ce qu'il aurait demandé.
L'eau bleue tropicale defile sous nos pieds alors qu'on se dirige vers l'île de Malapascua. Sable blanc, petits hotels de 1étage le long de la mini-plage. On m'accueille et on me dit que Anthony est parti en snorkle. L'hôte m'amène à l'hôtel d'Anthony où je me loue une chambre et négocie le prix un peu. Je décharge mes affaires, bois une bière au bar ouvert, et tout de suite après je suis finalement réunit avec Anthony et Catherine, touts souriants.
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