Assis aux abords du Mekong je vis le coucher de soleil. Une petite barque motorisée voyage les eaux tranquilles pendant que de jeunes Khmer parlent au cellulaire assis sur leur scooters. Alors que j'observe de petits oiseaux faire des vols acrobatiques sur un fond de ciel orangé je suis soudainement envahis par de petits enfants qui rigolent sans arrêt. Ils commencent à taquiner leur chien patient pour me faire rire, et quand il a un instant de répis il vient me sentir et me demande de l'aider des yeux.
Les dernières lueurs du soleil se dissipent et j'attend les chauve-souris. Demain matin je quitte le Laos et manque la première partie des Canadiens.
Bonne nuit/journée.
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Saturday, 19 January 2013
Wednesday, 9 January 2013
Rabbit Island
J'ai laissé Kep derrière moi avant-hier, avec un sourire et Sipokazi qui est venue me voir.
On arrive à Rabbit Island après une petite promenade en bateau de 20 minutes. On saute de l'embarquation verte et rouge pour tomber dans quelques pouces d'eau et un sable fin.
On se loue une des petites huttes en bambou qui jonchent la plage. Un matelas et un filet à moustiques, et une ampoule qui me fonctionne que de 19h à 23h sont les seules décorations. On dépose nos sacs et on se jette à la mer. Le ciel est grix et une petite brise rend l'air un peu plus frisquet, mais l'eau est chaude.
Je nage aisément vers le profond. C'est facile car c'est si salé que je peux flotter sans le moindre effort, mais les vagues me rendent la tâchent un peu plus hardue. Après quelques tasses d'eau salée dans l'fond du gosier, je retourne à la berge pour un banana fruit shake.
Rabbit Island est habitée et exploitée par quelques familles qui y ont construits huttes et cuisines. Les visiteurs mangent sur des tables de bois, sous le soleil ou les arbres. Des chiens jouent ensemblent, des chats miaulent pour les restants, et la volaille se promène allègrement jusqu'à l'heure de leur exécution cullénaire (miam).
Ma visite me parle beaucoup de sa famille (7 frêres et soeurs) et il semble plutôt qu'elle réfléchit à voix haute. J'écoute patiement pour aussi longtemps que je peux, mais elle ne connait pas très bien mon temps de concentration limité qui a frustré plus qu'un prof.
Quand un bateau reste prit dans le sable et le conducteur n'est pas capable de le libérer je suis que trop content d'aller l'aider à pousser.
C'est l'effort physique le plus intense que j'ai fait depuis mon départ. Mon épaule gauche me le signale avec des élancements de douleur. Je reste dans l'eau un peu le temps de relaxer le muscle.
On décide d'aller explorer un peu la côte en marchant sur les rochers qui la jonchent, ce que j'ai toujours aimé faire. Ma mère nous amenait souvent aux chutes montmorency où je me croyais invincible, jusqu'à ce que je m'écorche les genoux après être glissé. Le temps gris et les rochers trempes m'aident à imaginer le chapitre je le lisait ce matin. "What is dead may never die!"
Le soir, petit souper tranquille à manger les crevettes pêchées le matin même. Simone la cambodgienne semble être celle en charge. Elle se promène avec un fusil à l'eau et prend les commandes des clients en rigolant. Tout le monde fixe Sipokazi, c'est à croire qu'ils ne voient que des blancs en asie... Simone joue avec ses cheveux bridés et lui touche même les seins, avant de lui montrer la danse classique khmer et de la chatouiller.
Une nuit très tranquille mais malgré tout je n'ai fait que transpirer. Il fait chaud dans les petites huttes, et il n'y a pas de ventilateurs. Le bruit des vagues est ma berceuse préférée par contre, et je sombre rapidement dans un sommeil comfortable.
Je me réveille tranquillement le lendemain, satisfait d'avoir finalement décroché de facebook pour 24 heures. Je suis accro, c'est clair. Je déjeune en flattant un chat et Sipokazi m'annonce qu'elle s'en va déjà car il n'y a pas grand chose à faire ici. Je l'aide à monter le bateau et lui envoi un au revoir de la main, et m'enlarve dans un hamac pour lire mon livre pendant de nombreuses heures, la conscience finalement tranquille.
La seule distraction est un bateau remplit de jeunes touristes khmer qui vont rapidement rigoler dans l'eau malgré la température grise. Même les moines avec leurs toges oranges sont de la partie. Je vais nager un peu et jase avec un jeune cambodgien.
Pendant que je soupe, riz frit et poulet, restants pour les chats, je demande à Simone s je pourrais apprendre à pêcher le crabe avec les locaux. "Up to youuuu" est sa réponse, mais c'est sa réponse pour presque tout. Je peux avoir une bière? Tu crois que le soleil va sortir? Up to youuuuu!
Ma soirée se termine bientot. J'ai lu une centaines de pages de livre à la lumière de ma lampe frontale. Je fini tranquillement une bière assis sur une chaise longue en bois sur le bord de la mer, les étoiles cachées derrières les nuages. J'écoute un assortiment de chansons de Lucero les plus relax, les écouteurs seulement sur l'oreille droite pour entendre le son des vagues.
Au loin, les lumières jaunes de Kep se mêlent au clignotement de lampes rouges accrochées aux bateaux de pêcheurs et transports qui flottent le long de rives lointaines.
Les chiens de l'île viennent de terminer une chorale de hurlements qui donnent la chair de poule.
J'ai pas vraiment envi de partir demain, alors je crois bien rester une nuit de plus. Après tout, c'est rare que je me fait des journées à 15$ aussi agréables.
"I'm better for every day I'm gone" - Tim Barry
On arrive à Rabbit Island après une petite promenade en bateau de 20 minutes. On saute de l'embarquation verte et rouge pour tomber dans quelques pouces d'eau et un sable fin.
On se loue une des petites huttes en bambou qui jonchent la plage. Un matelas et un filet à moustiques, et une ampoule qui me fonctionne que de 19h à 23h sont les seules décorations. On dépose nos sacs et on se jette à la mer. Le ciel est grix et une petite brise rend l'air un peu plus frisquet, mais l'eau est chaude.
Je nage aisément vers le profond. C'est facile car c'est si salé que je peux flotter sans le moindre effort, mais les vagues me rendent la tâchent un peu plus hardue. Après quelques tasses d'eau salée dans l'fond du gosier, je retourne à la berge pour un banana fruit shake.
Rabbit Island est habitée et exploitée par quelques familles qui y ont construits huttes et cuisines. Les visiteurs mangent sur des tables de bois, sous le soleil ou les arbres. Des chiens jouent ensemblent, des chats miaulent pour les restants, et la volaille se promène allègrement jusqu'à l'heure de leur exécution cullénaire (miam).
Ma visite me parle beaucoup de sa famille (7 frêres et soeurs) et il semble plutôt qu'elle réfléchit à voix haute. J'écoute patiement pour aussi longtemps que je peux, mais elle ne connait pas très bien mon temps de concentration limité qui a frustré plus qu'un prof.
Quand un bateau reste prit dans le sable et le conducteur n'est pas capable de le libérer je suis que trop content d'aller l'aider à pousser.
C'est l'effort physique le plus intense que j'ai fait depuis mon départ. Mon épaule gauche me le signale avec des élancements de douleur. Je reste dans l'eau un peu le temps de relaxer le muscle.
On décide d'aller explorer un peu la côte en marchant sur les rochers qui la jonchent, ce que j'ai toujours aimé faire. Ma mère nous amenait souvent aux chutes montmorency où je me croyais invincible, jusqu'à ce que je m'écorche les genoux après être glissé. Le temps gris et les rochers trempes m'aident à imaginer le chapitre je le lisait ce matin. "What is dead may never die!"
Le soir, petit souper tranquille à manger les crevettes pêchées le matin même. Simone la cambodgienne semble être celle en charge. Elle se promène avec un fusil à l'eau et prend les commandes des clients en rigolant. Tout le monde fixe Sipokazi, c'est à croire qu'ils ne voient que des blancs en asie... Simone joue avec ses cheveux bridés et lui touche même les seins, avant de lui montrer la danse classique khmer et de la chatouiller.
Une nuit très tranquille mais malgré tout je n'ai fait que transpirer. Il fait chaud dans les petites huttes, et il n'y a pas de ventilateurs. Le bruit des vagues est ma berceuse préférée par contre, et je sombre rapidement dans un sommeil comfortable.
Je me réveille tranquillement le lendemain, satisfait d'avoir finalement décroché de facebook pour 24 heures. Je suis accro, c'est clair. Je déjeune en flattant un chat et Sipokazi m'annonce qu'elle s'en va déjà car il n'y a pas grand chose à faire ici. Je l'aide à monter le bateau et lui envoi un au revoir de la main, et m'enlarve dans un hamac pour lire mon livre pendant de nombreuses heures, la conscience finalement tranquille.
La seule distraction est un bateau remplit de jeunes touristes khmer qui vont rapidement rigoler dans l'eau malgré la température grise. Même les moines avec leurs toges oranges sont de la partie. Je vais nager un peu et jase avec un jeune cambodgien.
Pendant que je soupe, riz frit et poulet, restants pour les chats, je demande à Simone s je pourrais apprendre à pêcher le crabe avec les locaux. "Up to youuuu" est sa réponse, mais c'est sa réponse pour presque tout. Je peux avoir une bière? Tu crois que le soleil va sortir? Up to youuuuu!
Ma soirée se termine bientot. J'ai lu une centaines de pages de livre à la lumière de ma lampe frontale. Je fini tranquillement une bière assis sur une chaise longue en bois sur le bord de la mer, les étoiles cachées derrières les nuages. J'écoute un assortiment de chansons de Lucero les plus relax, les écouteurs seulement sur l'oreille droite pour entendre le son des vagues.
Au loin, les lumières jaunes de Kep se mêlent au clignotement de lampes rouges accrochées aux bateaux de pêcheurs et transports qui flottent le long de rives lointaines.
Les chiens de l'île viennent de terminer une chorale de hurlements qui donnent la chair de poule.
J'ai pas vraiment envi de partir demain, alors je crois bien rester une nuit de plus. Après tout, c'est rare que je me fait des journées à 15$ aussi agréables.
"I'm better for every day I'm gone" - Tim Barry
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Thursday, 3 January 2013
Petits moments à Phnom Penh
Se lever vers les 10h, non-chalant, et aller déjeuner à son spot habituel. La serveuse s'appelle Nari et aime bien frapper les vieux blancs cochons qui s'y trouvent avec leur petite khmer.
Faire un pti tour en arrière d'une moto, ne pas être stressé alors que le chauffeur s'engage sur le boulevard en sense inverse, et réaliser que t'es rendu un peu trop à l'aise.
Voir des femmes khmer de tous ages se promener en pyjama dans la rue, au beau milieu de la journée.
S'asseoir sur le trottoir pour enlever un morceau de vitre planté dans sa scandale. Se faire aider par un khmer qui te pique une jasette dans sa langue tout en flattant tes tattoos.
Se faire dévorer des yeux par une très très jolie fille. On se croirait dans une intro de film porno. Ne rien faire, car il y a quelques instants elle était avec un vieux blanc.
Jaser de politique cambodgienne quand un homme apprend que tu viens de Montréal et son gouverneur préféré y a étudié. "I hope he give better job to Cambodia. Tuk-tuk, hard job, not fun, customers always angry, no money. If I eat, wife doesn't eat. If daughter eats, son doesn't eat. And Canada not communist, so good things governor learned."
Angkor Wat... L'effigie du temple est sur leur drapeau, leur bière, bars, restos, hôtels, vêtements, tout.
Traverser le chaos des intersections sans même regarder.
Montrer comment Google Earth marche à un vieux chauffeur de Tuk-Tuk. Il préfère regarder du porn.
Être à l'autre bout du monde mais être complètement absorbé par son livre, première fois en plusieurs années, et s'enfermer dans sa chambre des heures de temps pour s'engoiffrer d'intrigue médiévale... Winter is coming.
Passer Noël et le jour de l'an avec des étrangers et s'ennuyer de ses amis, sa famille, son pti confort, sa ville, sa culture.
Je suis en ce moment à Kep, une petite ville au sud de la capitale sur le bord de la mer. Complètement le contraire de Phnom Penh, avec ses petites rues, hotels dispendieux, et l'océan qui la borde.
Je me suis loué un scooter mais j'ai déjà fait le tour... Demain je me goinfre de crabes au marché, et j'entame le Tome IV sur un hamak au-dessus d'un sable orange.
Faire un pti tour en arrière d'une moto, ne pas être stressé alors que le chauffeur s'engage sur le boulevard en sense inverse, et réaliser que t'es rendu un peu trop à l'aise.
Voir des femmes khmer de tous ages se promener en pyjama dans la rue, au beau milieu de la journée.
S'asseoir sur le trottoir pour enlever un morceau de vitre planté dans sa scandale. Se faire aider par un khmer qui te pique une jasette dans sa langue tout en flattant tes tattoos.
Se faire dévorer des yeux par une très très jolie fille. On se croirait dans une intro de film porno. Ne rien faire, car il y a quelques instants elle était avec un vieux blanc.
Jaser de politique cambodgienne quand un homme apprend que tu viens de Montréal et son gouverneur préféré y a étudié. "I hope he give better job to Cambodia. Tuk-tuk, hard job, not fun, customers always angry, no money. If I eat, wife doesn't eat. If daughter eats, son doesn't eat. And Canada not communist, so good things governor learned."
Angkor Wat... L'effigie du temple est sur leur drapeau, leur bière, bars, restos, hôtels, vêtements, tout.
Traverser le chaos des intersections sans même regarder.
Montrer comment Google Earth marche à un vieux chauffeur de Tuk-Tuk. Il préfère regarder du porn.
Être à l'autre bout du monde mais être complètement absorbé par son livre, première fois en plusieurs années, et s'enfermer dans sa chambre des heures de temps pour s'engoiffrer d'intrigue médiévale... Winter is coming.
Passer Noël et le jour de l'an avec des étrangers et s'ennuyer de ses amis, sa famille, son pti confort, sa ville, sa culture.
Je suis en ce moment à Kep, une petite ville au sud de la capitale sur le bord de la mer. Complètement le contraire de Phnom Penh, avec ses petites rues, hotels dispendieux, et l'océan qui la borde.
Je me suis loué un scooter mais j'ai déjà fait le tour... Demain je me goinfre de crabes au marché, et j'entame le Tome IV sur un hamak au-dessus d'un sable orange.
Wednesday, 2 January 2013
Wednesday, 26 December 2012
Cambodge le triste
I've never and I will never say Fuck My Life... Because as bad as it can get, I will probably never go through what the people of Cambodia went through on the 17th of April, 1975
Tuesday, 25 December 2012
Phnom Penh et ses habitants
"Tu sais Dominic, moi j'ai toujours eu un faible pour les femmes noires, mais les Thaïlandaises me font changer de préférence"
"Attends de voir les cambodgiennes"
Ah, Phnom Penh. Mon Lonely Planet m'avait avertit...
J'arrive le 24 au soir à ma 1ère guesthouse, et pour un instant je crois être arrivé dans un bordel. L'entrée est un petit salon confortable innondé de douce lumière rouge, et 4 charmantes et souriantes filles m'accueillent.
Ce ne sont en fait que les serveuses.
Je me loue un lit dans le dortoire, 5$ la nuit, le plus cher de mon voyage à date. Je dépose mon sac et vais me promener un peu dans cette ville inconnue.
Des temples innondés de lumières de noël, des touristes asiatiques, des jeunes qui se soulent dans la rue et urinent tout simplement là, "drette la la"...
Je trouve un café internet et recherche des guesthouses plus abordables avant de retourner au miens, où un homme barbu discute de site internet avec les propriétaires en fumant un énorme joint. Une voyageuse dort sur un des divans du salon.
Je préfère me retirer à mon lit et lire un peu, histoire de relaxer et m'endormir tôt.
Le lendemain matin le vacarme d'un chantier de construction me tire de mes rêves. La petite voyageuse écoute sa musique dans un lit avoisinant, et on commence à jaser un peu.
Elle s'est fait volé son porte-monnaie, passeport, visas. Elle vient d'Israel et c'est très compliqué tout rêgler. Elle n'a plus beaucoup d'argent et je lui laisse savoir mes plans pour trouver une chambre moins chère, et après une douche et un déjeuner on s'aventure dans les rues sales et encombrées de la capitale, où nous trouvons rapidement meilleur marché.
Dans l'après-midi Sam nous rejoint, ainsi que Raphaëlle, une amie de Karim également au Cambodge. Une courte randonnée au marché et une petite sieste, et je m'aventure seul dans les rues à la recherche de mon souper.
Je suis rapidement accosté par 3 filles ahurissantes dans des petites robes serrees vertes. Elle font la promotion pour un bar, me touchent beaucoup les bras et le torse, m'invitant à boire avec elles. Je décline avec difficultée... Une d'elle me soule de son sex-appeal.
Durant la marche de retour je recroise la plus sexy, dans un tuk-tuk avec un blanc d'environs 60 ans. Elle me lance un regard et un sourire remplit de désir, je sais même pas comment le décrire... Aucune femme ne m'a jamais dévoré des yeux comme ça. Je lui fait un hochement de tête alors qu'elle s'éloigne avec son 1er client de la soirée.
Quelques minutes de marche à travers motos, putes sexy en petites robes de satin rouge-noël, et je retrouve Sam à la 1ere guesthouse où la draft est 75 cennes.
Les propriétaires fêtent noël à leur manière: plein de bières, des énormes joints, et du karaoke. Je commence à me demander si je devrais rester ici, et observe un rat se promener furtivement derrière les canapés. Je refuse leur pot et sirrote leur draft.
Je converse avec le barbu de la veille... Un type étrange. Il me raconte que hier soir il a trompé sa blonde avec une pute, et qu'il n'a pas dormit en 2 jours à cause de la Crystal Meth. Il est écrivain et travaille sur un livre racontant ses voyages. Il fait aussi du bénévolat dans les orphelinats où il enseigne l'anglais. Il représente le meilleur et le pire d'un touriste.
Sam est facilement influencable et engloutit tout ce que cet homme plus vieux lui raconte. Il se tourne vers moi les yeux tout ronds et m'annonce que c'est le genre de soirée qu'on devrait avoir, lui qui fume si maladroitement ses joints.
Moi, je préfère sirroter ma bière et écouter des histoires troublantes que les vivre. D'autant plus que ma carte guichet s'est fait gobbée plus tôt, je n'ai que 100$ pour 3 jours avant que je puisse la récuperer à la banque. Je dois rester sage, je décline tout ses défis. Je m'ennui de ma gang de Thaïlande, c'était si simple...
Après quelques cheers de noël et souhaiter happy hanuka à la petite israelie, je me retire à ma chambre et écoute la télé Khmer, et sombre dans un profond sommeil alors que les rigolements et cris de jouissance d'une Khmer dans la chambre voisine retentissent.
J'écris ses lignes le lendemain, sur une petite terasse, seul moment vraiment relaxant depuis que je suis arrivé à Phnom Penh. Dans 1 heure je vais visiter les "Killing Fields", quand un génocide devient une attraction touristique.
Sam veut tirer du ak-47 ce soir.
Un peu trop cher pour moi.
"Attends de voir les cambodgiennes"
Ah, Phnom Penh. Mon Lonely Planet m'avait avertit...
J'arrive le 24 au soir à ma 1ère guesthouse, et pour un instant je crois être arrivé dans un bordel. L'entrée est un petit salon confortable innondé de douce lumière rouge, et 4 charmantes et souriantes filles m'accueillent.
Ce ne sont en fait que les serveuses.
Je me loue un lit dans le dortoire, 5$ la nuit, le plus cher de mon voyage à date. Je dépose mon sac et vais me promener un peu dans cette ville inconnue.
Des temples innondés de lumières de noël, des touristes asiatiques, des jeunes qui se soulent dans la rue et urinent tout simplement là, "drette la la"...
Je trouve un café internet et recherche des guesthouses plus abordables avant de retourner au miens, où un homme barbu discute de site internet avec les propriétaires en fumant un énorme joint. Une voyageuse dort sur un des divans du salon.
Je préfère me retirer à mon lit et lire un peu, histoire de relaxer et m'endormir tôt.
Le lendemain matin le vacarme d'un chantier de construction me tire de mes rêves. La petite voyageuse écoute sa musique dans un lit avoisinant, et on commence à jaser un peu.
Elle s'est fait volé son porte-monnaie, passeport, visas. Elle vient d'Israel et c'est très compliqué tout rêgler. Elle n'a plus beaucoup d'argent et je lui laisse savoir mes plans pour trouver une chambre moins chère, et après une douche et un déjeuner on s'aventure dans les rues sales et encombrées de la capitale, où nous trouvons rapidement meilleur marché.
Dans l'après-midi Sam nous rejoint, ainsi que Raphaëlle, une amie de Karim également au Cambodge. Une courte randonnée au marché et une petite sieste, et je m'aventure seul dans les rues à la recherche de mon souper.
Je suis rapidement accosté par 3 filles ahurissantes dans des petites robes serrees vertes. Elle font la promotion pour un bar, me touchent beaucoup les bras et le torse, m'invitant à boire avec elles. Je décline avec difficultée... Une d'elle me soule de son sex-appeal.
Durant la marche de retour je recroise la plus sexy, dans un tuk-tuk avec un blanc d'environs 60 ans. Elle me lance un regard et un sourire remplit de désir, je sais même pas comment le décrire... Aucune femme ne m'a jamais dévoré des yeux comme ça. Je lui fait un hochement de tête alors qu'elle s'éloigne avec son 1er client de la soirée.
Quelques minutes de marche à travers motos, putes sexy en petites robes de satin rouge-noël, et je retrouve Sam à la 1ere guesthouse où la draft est 75 cennes.
Les propriétaires fêtent noël à leur manière: plein de bières, des énormes joints, et du karaoke. Je commence à me demander si je devrais rester ici, et observe un rat se promener furtivement derrière les canapés. Je refuse leur pot et sirrote leur draft.
Je converse avec le barbu de la veille... Un type étrange. Il me raconte que hier soir il a trompé sa blonde avec une pute, et qu'il n'a pas dormit en 2 jours à cause de la Crystal Meth. Il est écrivain et travaille sur un livre racontant ses voyages. Il fait aussi du bénévolat dans les orphelinats où il enseigne l'anglais. Il représente le meilleur et le pire d'un touriste.
Sam est facilement influencable et engloutit tout ce que cet homme plus vieux lui raconte. Il se tourne vers moi les yeux tout ronds et m'annonce que c'est le genre de soirée qu'on devrait avoir, lui qui fume si maladroitement ses joints.
Moi, je préfère sirroter ma bière et écouter des histoires troublantes que les vivre. D'autant plus que ma carte guichet s'est fait gobbée plus tôt, je n'ai que 100$ pour 3 jours avant que je puisse la récuperer à la banque. Je dois rester sage, je décline tout ses défis. Je m'ennui de ma gang de Thaïlande, c'était si simple...
Après quelques cheers de noël et souhaiter happy hanuka à la petite israelie, je me retire à ma chambre et écoute la télé Khmer, et sombre dans un profond sommeil alors que les rigolements et cris de jouissance d'une Khmer dans la chambre voisine retentissent.
J'écris ses lignes le lendemain, sur une petite terasse, seul moment vraiment relaxant depuis que je suis arrivé à Phnom Penh. Dans 1 heure je vais visiter les "Killing Fields", quand un génocide devient une attraction touristique.
Sam veut tirer du ak-47 ce soir.
Un peu trop cher pour moi.
Thursday, 20 December 2012
Vers le Cambodge
Notre dernier déjeuner à Paï fut un peu plus tranquille... Nous avions une belle petite famille et la plupart du monde s'en allait chacun de son côté.
Je suppose que c'est une des épreuves de voyager: rencontrer des gens avec qui tu t'entends très bien, les laisser partir en sachant que tu ne les reverras jamais, et ne pas devenir insensible aux nouvelles rencontres.
Paul et Adrien, 2 amis qui se connaissaient déjà en France, continuent leur chemin vers le Laos. Mathilde a 5 mois en Thaïlande, je suppose qu'elle va continuer son pilgrime de temples vers Chiang Rai. Dominic et son corps endommagé restent à Paï, une amie est sur le chemin pour venir le rejoindre. Moi, Cédric, Ben & Jen descendons au sud vers Bangkok.
Le chemin de retour dans l'autobus qui donne mal au coeur à travers les montagnes de Paï nous rend les 4 très tranquilles. On se loue une nuit à Chiang Mai et on prend ça relax à sirotter des bières dans la salle commune de notre hostel.
Le lendemain on trouve un petit café très confo et on y passera un bon 3 heures à voyager les internets et jaser. Cédric apprendra un décès dans sa famille et nous sommes tous honnêtement tristes pour cet homme que nous ne connaissons que depuis quelques jours...
On essaye de lui changer les idées avant de sauter dans notre autobus de nuit en direction de Bangkok.
Notre journée à Bangkok passa très vite. Déposer les sacs à nos chambres, déjeuner, doucher, se changer, il est déjà midi. On rencontre Léa, une amie de voyage de Cédric. Une mission de Liliane était que je mange une poutine du resto de la femme de Bruno Blanchet. Après 1 heure de recherche sur internet et dans les rues de Bangkok et nous trouvons enfin, mais le resto ouvre seulement à 15h.
On décide donc d'aller voir The Hobbit au cinoche. C'est possible d'avoir un sofa énorme pour s'asseoir mais c'est 400 bhats et on prend les sieges réguliers pour 100. C'est quand même plus gros et confo qu'à la maison. J'ai l'impression qu'en Thaïlande les hommes d'affaires sont un peu moins obsédés par les sous et sont un peu plus généreux.
On achète le trio sceau de puffcorn-coke-lampe de poche de Gandalf. Le film était très bon. Un hommage au roi nous oblige à nous lever avant le film.
Après la vue, temps d'initier mes companions à la légende qu'est la poutine. Ben la connait déjà: il était jadis tombé sur le "top 10 most unhealthy meals of the world" et la poutine s'y trouvait. Ça fait 3 jours qu'il me pose des questions et parle de venir au Québec en manger une vrai.
Je le fais saliver en lui parlant des nuances de sauce et fromage, variations italienne, la territoriale galvaude, la dangereuse T-Rex de la Banquise. Je me rappel le dine-n-dash improvisé et sans effort avec Max après le marriage de Jocelyn. On s'était violé une poutine smoke meat. C'était écoeurant.
La femme de Bruno est au poste, souriante et efficace. Tout le monde s'empiffre une poutine hotdog+onions+poulet devant 2 drapeaux du québec et des canadiens. Je signe le livre d'or de Bruno (qui est à son cours de Muay Thaï) et pique une jasette à sa femme qui me dit que des québécois viennent manger sa poutine à chaque jour.
Et c'était excellent!
Son voisin, le vendeur de tuxedos, me demande en toute hônnetetée si il devrait écrire POUTINE en gros dans sa vitre pour augmenter ses ventes, et je lui dit qu'il devrait faire des suits adaptés à la bédaine.
On retourne à notre chambre et on se fait un mix local rum n coke n red bull dans notre sceau Hobbit et on rigole dans nos masques de faux nez-lunettes-moustaches.
On décide de sortir pour une bière et un t-shirt mais on change d'idée pour le ping-pong show, budget oblige.
Je me couche complètement ivre vers les 3am, je me lève dans 4 heures pour redevenir solitaire et trouver la route du Cambodge.
Je suppose que c'est une des épreuves de voyager: rencontrer des gens avec qui tu t'entends très bien, les laisser partir en sachant que tu ne les reverras jamais, et ne pas devenir insensible aux nouvelles rencontres.
Paul et Adrien, 2 amis qui se connaissaient déjà en France, continuent leur chemin vers le Laos. Mathilde a 5 mois en Thaïlande, je suppose qu'elle va continuer son pilgrime de temples vers Chiang Rai. Dominic et son corps endommagé restent à Paï, une amie est sur le chemin pour venir le rejoindre. Moi, Cédric, Ben & Jen descendons au sud vers Bangkok.
Le chemin de retour dans l'autobus qui donne mal au coeur à travers les montagnes de Paï nous rend les 4 très tranquilles. On se loue une nuit à Chiang Mai et on prend ça relax à sirotter des bières dans la salle commune de notre hostel.
Le lendemain on trouve un petit café très confo et on y passera un bon 3 heures à voyager les internets et jaser. Cédric apprendra un décès dans sa famille et nous sommes tous honnêtement tristes pour cet homme que nous ne connaissons que depuis quelques jours...
On essaye de lui changer les idées avant de sauter dans notre autobus de nuit en direction de Bangkok.
Notre journée à Bangkok passa très vite. Déposer les sacs à nos chambres, déjeuner, doucher, se changer, il est déjà midi. On rencontre Léa, une amie de voyage de Cédric. Une mission de Liliane était que je mange une poutine du resto de la femme de Bruno Blanchet. Après 1 heure de recherche sur internet et dans les rues de Bangkok et nous trouvons enfin, mais le resto ouvre seulement à 15h.
On décide donc d'aller voir The Hobbit au cinoche. C'est possible d'avoir un sofa énorme pour s'asseoir mais c'est 400 bhats et on prend les sieges réguliers pour 100. C'est quand même plus gros et confo qu'à la maison. J'ai l'impression qu'en Thaïlande les hommes d'affaires sont un peu moins obsédés par les sous et sont un peu plus généreux.
On achète le trio sceau de puffcorn-coke-lampe de poche de Gandalf. Le film était très bon. Un hommage au roi nous oblige à nous lever avant le film.
Après la vue, temps d'initier mes companions à la légende qu'est la poutine. Ben la connait déjà: il était jadis tombé sur le "top 10 most unhealthy meals of the world" et la poutine s'y trouvait. Ça fait 3 jours qu'il me pose des questions et parle de venir au Québec en manger une vrai.
Je le fais saliver en lui parlant des nuances de sauce et fromage, variations italienne, la territoriale galvaude, la dangereuse T-Rex de la Banquise. Je me rappel le dine-n-dash improvisé et sans effort avec Max après le marriage de Jocelyn. On s'était violé une poutine smoke meat. C'était écoeurant.
La femme de Bruno est au poste, souriante et efficace. Tout le monde s'empiffre une poutine hotdog+onions+poulet devant 2 drapeaux du québec et des canadiens. Je signe le livre d'or de Bruno (qui est à son cours de Muay Thaï) et pique une jasette à sa femme qui me dit que des québécois viennent manger sa poutine à chaque jour.
Et c'était excellent!
Son voisin, le vendeur de tuxedos, me demande en toute hônnetetée si il devrait écrire POUTINE en gros dans sa vitre pour augmenter ses ventes, et je lui dit qu'il devrait faire des suits adaptés à la bédaine.
On retourne à notre chambre et on se fait un mix local rum n coke n red bull dans notre sceau Hobbit et on rigole dans nos masques de faux nez-lunettes-moustaches.
On décide de sortir pour une bière et un t-shirt mais on change d'idée pour le ping-pong show, budget oblige.
Je me couche complètement ivre vers les 3am, je me lève dans 4 heures pour redevenir solitaire et trouver la route du Cambodge.
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