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Sunday, 12 July 2015

Le quotidien d'un ex-pat à Ho Chi Minh.

Boooooon! Ça fait vraiment longtemps que j’ai écrit en français, je suis en train de l’oublier!

C’est drôle comme mon sac à dos est ma muse. Aucune inspiration depuis plusieurs semaines, mais là, vu que je vais prendre l’avion dans 1 mois pour aller visiter famille et amis au Québec, j’ai l’envie d’écrire!

Mais Étienne, vous demandez-vous surement, quel est ton quotidien à Ho Chi Minh city? Comment occupes-tu ton temps?

Et bien, chère petite voix de subconscient, voici comment ça se passe en ce moment.

Le lundi, je suis réveillé vers les 6am par la bouchère d’en face qui coupe (varge) sur des gros morceaux de viande sur sa petite table dehors, et ça résonne partout dans ma chambre. Je m’obstine tout seul dans mon lit. Ensuite, vers les 7h, le voisin qui fait des réparations commence à frapper du marteau dans mon mur, alors je me lève tout croche car je me couche trop tard. Je snooze jusqu’à 7h30 et ensuite me gratte le pays-bas en attendant que mon cerveau embraille.

D’habitude j’ai très mauvaise humeur, alors j’attends quelques minutes avant de voir de vraies personnes. Je vais sur Facebook un peu.

Ensuite, je mets mes shorts et ma camisole, je descends en bas mettre mes sandales et vais voir mon voisin à gauche. La madame a un petit stand à Banh-Mi très populaire. J’ai que besoin de lever les sourcils et elle me prépare mon déjeuner pour emporter, qui me coute 50 cennes.

Sa voisine veut me vendre un café, qui est délicieux mais me fait digérer beaucoup trop vite alors j’évite son regard et vais voir mon voisin de droite. Son café est 50 cennes de plus mais je suis capable de le garder en dedans de moi.

Je retourne dans ma chambre et consomme le tout en révisant mes maigres préparations pour mon cours à 9h, tout en écoutant de la musique pour me réveiller.

8h30, je suis habillé, cravaté, souriant. Je sors ma moto, dit salut au garde de sécurité voisin, et me dirige vers mon centre d’anglais. J’arrête à un petit magasin de photocopies sur le chemin où j’imprime mes notes et jeux pour la journée. Duc, le jeune homme, me charge beaucoup moins que sa mère, qui je soupçonne prend avantage de moi parce que je suis blanc. Duc me charge 500 Dongs la page (2.5 cennes) mais la mère me charge 1000!

J’arrive dans mon cours du matin et enseigne le ‘’Conversational English’ pour 90 minutes à de jeunes adultes. Généralement il y a un gars pour 5-6 filles. Je dois continuellement les pousser à parler, les sortir de leur gêne et faire le clown pour les garder réveillés ou hors de leur cellulaire.

Après ça, de 10h30 à 5h30 je suis libre. Généralement je vais manger tout de suite après mon cours, ensuite joue un peu à des jeux d’ordinateur, fait ma routine d’exercices dans ma chambre (environs 1 heure, pas de ventilateur, la chambre monte à 30-35 degrés C) et prépare mes cours du soir. Ça peut facilement changer : des fois j’ai des cours de Vietnamien, ou je fais une sieste, ou je dois m’occuper de trucs comme chercher une prochaine chambre à louer ou préparer mon prochain visa de travaille.

Le soir, je fini à 9h, je suis épuisé car 3 heures de clown c’est plus dur qu’on pense. J’arrête manger quelque part, ensuite je joue à un jeu, regarde un film ou vais rejoindre mon amie Zin (prononcer Zine) pour un drink, ou vais rencontrer des filles trouvées sur Tinder. Généralement on jase autour d’un thé ou en marchant, rien de sérieux. C’est surtout une excuse pour rencontrer des gens, trouver de nouveaux étudiants et sortir de ma chambre.

Mardi! Techniquement, journée de congé, mais j’ai un étudiant privé qui vient chez moi à 10h pour apprendre le Québécois. Oui oui, pas le français, le fleur-de-lys! Il veut aller étudier à Montréal dans 1-2 ans et veut apprendre notre accent. Il adore dire ‘’Ouin’’ pi ‘’Tabarnak’’. Il apprend vite.

Ensuite d’habitude je vais boire un smoothie au coin et parle avec la jeune maman célibataire de 19 ans qui veut aller étudier aux États-Unis, puis retourne dans ma chambre pour jouer à un jeu jusqu’au diner. 

Après le diner je vais au café du coin, surpeuplé de Coréens qui étudient le Vietnamien à une université tout proche, pour écrire et réfléchir. 

Ensuite, entrainement en sueur dans ma chambre et je prépare mes cours pour le lendemain. Des fois j’ai des cours de Viet, ou je vais au cinéma ou au marché ou fait une très longue sieste.

Pour Mercredi et Vendredi, répéter Lundi. Pour Jeudi, répéter Mardi. Grosse vie sale!

Le Samedi, mon étudiant repasse, ensuite des fois je dois remplacer un prof ou aller en mini-voyage avec le centre, et si je suis libre je vais enseigner à une famille pendant 2 heures en fin d'après-midi. Ils sont super gentils et le gars cultive les bonzaïs que j’adore. 

Le samedi je me force un peu plus pour sortir habituellement, mais comme j’ai pas beaucoup d’amis et j’ai peur de tomber sur mon ex qui est complètement folle, c’est très facile pour moi de rester dans ma chambre.
Le dimanche habituellement j’ai rien de prévu. Des fois je vais manger avec mes étudiants ou me promène en moto avec Zin ou vais lire et écrire au café.

En ce moment, je suis à ledit café. ‘’Stopcafé’’. Je regarde les Coréens entrer et sortir, au son des klaxons de la rue avoisinante. Un gardien de sécurité corde les motos des clients. Une grosse averse vient de se terminer, donc c’est un peu sombre dehors et moins chaud. J’ai fini mon mocha à $1.50 et pense m’en commander un autre. Il est 1pm et je suis content d’avoir finalement écrit en français.

En même temps qu'écrire et espionner les belles asiatiques, je suis en train de planifier mon voyage de 2016 avec un ami. 

Demain, je vais au marché pour acheter des petits souvenirs pour la famille et préparer mon visa après avoir révisé les verbes avec mon étudiant (Il a choisi Nic comme nom Québécois, j’espère que vous allez bien l’accueillir).

Allez, on se voit dans pas long! Soulez-moi pas trop fort s.v.p., j’ai bu 'yink' 3 bières depuis la Saint-Jean, je suis dédié à avoir un corps sain (et la bière goûte pas très bon icitte).

BYE! M’en va jouer à Civilization V. Je suis en train de clancher avec Washington.



Tuesday, 12 August 2014

One for the Road? Season 2 Teaser

True to the tradition, here’s a little description of my environment.

I’m writing to you in my parents’ backyard, a nice little apartment on a quiet street in NDG, near bars and restaurants. I am in the shade, under this dome of vines, with my foot petting the family dog sleeping under the table. The air is fresh and construction not too far from here breaks the silence and the birds’ melody (and my concentration, already pretty feeble).

Good morning, good evening dear friends. I know, I know, it’s been a while since I’ve written. The reason is simple: Route means Road and since my return last year, I’m pretty sedentary. Also, I found myself writing heavy stuff. Sad stories, bitching… it’s depressing! This is not how I viewed the blog when I started it almost 2 years ago!

I decided to wait, to exercise patience, and to get back at it only when I felt ready. I was expecting to lose a few dedicated readers, what with not being any updates for months at a time.

Now D day is approaching, the first step on a path that I am undertaking without any maps, kind of like last time. This time however, I do have a few objectives in sights. We’ll talk about it another time.

Some details: since I’ve been back last April, I’ve been sorta quiet. I had a plan in mind: pay off my debts (plane tickets bought on credit cards) as fast as I could, work like a maniac, not spend a dime, and be gone before winter. I gave myself 6 months to respect a promise made to Mr. Ken, my Laos brother.

Today I look back at this and laugh… it wasn’t a very realistic goal!

Oh well. 16 months after my return and I’m finally ready to leave. To everyone who have nomadic friends, and who are telling them: “You’re lucky, you can leave whenever you can, you’re free!”… Well, it’s not done with luck, it’s done with willpower. I stayed at my parents 6 out of the 16 months in Québec (being 30 years old, it kind of hurts your ego). I rented small rooms. I worked 3 jobs in an industry I’ve never worked in before. I slept alone in 7 different rooms. I sold some of my stuff and stopped myself from buying new stuff. I was a little bit more quiet than usual, I became a little bit more grumpy than in the past. I think I grew apart from my friends a little bit, but it’s finally done: the budget is reached, my minimal preparations complete. I’m ready to go.

I heard a few times – more often than last time – questions like why am I leaving again, why am I going to the same spots, what don’t I like here, have you thought about your future? WHADAYAWANNA DO IN LIFE?

Well, yes, of course I think about it. I can’t sleep at night because of it.

Thinking about it, the moment I’ve been the most happy in my life was during these 6 months exiled, up until when I came back - too early for my taste – because of small health issues. I don’t know if it’s my ego talking, but I just have to go back, and do it even bigger this time.

I must admit that I am pretty jealous of legendary Bruno Blanchet, with his books, upcoming tv show, poutine restaurant in Bangkok (he’ll tell you it’s not his, but still!)

To stay motivated with my budget goals I took my dear British friends’ date of wedding as the main goal, these friends whom I met in Chiang Mai, Thailand – with who I travelled for 3 months and with who I connected so seamlessly. I would tell myself, if I’m happy here, I’ll go to the wedding and spend 2 weeks in England and I’ll come back. If I don’t feel like staying home, I’ll buy a one-way ticket for London and we’ll see from there. 

To me, it’s no use obsessing over a single goal. Life changes, people change, we change. Better to adapt than to dig in.

Next, I explored other options. I obtained a work visa for New Zealand. I thought about moving somewhere  else in Canada. I almost invested in a small restaurant. All sort of things but in the end, with my shifting mental health I decided that finishing the trip I started 2 years ago was the best solution.

So here’s the conclusion: I have a one-way ticket for Leeds, in the north of the British Empire, where reside Jen & Ben. I will be there for 3 weeks. Then, 1 ticket one-way from London to Beijing, where I will be stocking up on gadgets compatible with the power outage of Asia (cameras are cheaper as well). From there I will be making my way towards Vietnam in the south, where I am planning on buying a motorbike that I will ride all the way to Malaysia, all the while writing to you. Because even it’s just a small project, Bière de Route, the tiny blog started clumsily on a bench park of Mont-Royal street is what gave me the most satisfaction up until now. I can’t share with you the nice messages people wrote to me, encouraging me and thanking me but it pushes me to keep going, to make it better.

That’s the basics, open to change. I can’t wait. 

Before like that however, there’s going to be a nice BBQ in Parc Lafontaine, Saturday the 16th of August, so don’t be shy and come grill some hot-dogs and down a few cold ones!


See you soon! 

Wednesday, 21 May 2014

Elle avait l'air d'une serveuse de snackbar

Cette femme, qui entre au resto Viet où je suis affairé à manger un poulet, qui rentre et qui demande directement au cuisiner où elle peut utiliser un ordinateur, et cet homme, de rétorquer dans le calme plat, en poussant son bras jusqu'à ce qu'il soit horizontal et tendant la main gauche vers la bonne direction, vous marchez par là pour 10 minutes ma dame et vous allez au Futureshop, et il décide de ne pas ajouter, vous allez vous en acheter un et vous me fichez la paix, alors que des yeux elle suit la direction de sa main, et d'un air confu, regarde autour du resto, marche un peu en allant nul part comme une poule au chalet de Phil, et soudainement quitte la place, et moi et le cuisinier, on se regarde, on se sourit même pas, il n'y a aucune émotion dans les quatres de nos yeux, mais quand même, il sait que en dedans de moi, je suis en train de rire, et j'ai une si belle admiration pour sa réponse.

Friday, 28 June 2013

La peur

La peur.

Peur de mourir jeune.
Peur de mourir vieux.
Peur de mourir seul.
Peur de mourir pauvre.
Peur de vivre pauvre.
Peur de vivre seul.
Peur d'être jugé.
Peur de pas vivre pour de vrai.
Peur du futur.
Peur du passé.
Peur du présent.
Peur de perdre ses amis.
Peur de perdre ses rêves de vue.
Peur de la routine.
Peur du changement.
Peur des autres.
Peur des différences.

Avant, c'était les religions qui faisaient peur, pour nous garder en place. Je crois honnêtement que les créateurs de ses mythes et de ses fables avaient les meilleures intentions en tête... Après tout, il fallait bien controller la population et leur donner une raison d'être bonne.

Malheureusement, ce n'est pas tout le monde qui est bon dans le seul but d'être bon.

Alors pourquoi ne pas donner une raison à ces égoïstes, ces obsessifs, une raison d'être bon?

Une promesse. Un paradis. Allez, donnez au prochain car une fois votre vie terminée, ça vaudra la peine.
Mais si vous ne le faites pas, vous souffrerez pour l'éternité.

Tabarnak! C'est lourd.

Ensuite, les médias. En plus des sermonts d'église, les journaux, la radio, la télévision.

Faire peur à la population pour qu'elle reste bien ancrée.

Va travailler et surtout revient vite vite chez toi t'enfermer à clef, car ce monde est si dangereux.

Mais quand il pleut, tu devrais aller te gâter au centre d'achats. Tu le mérites, avec ta conduite exemplaire! Et puis, les voyoux, ça sort pas quand y mouille.

La peur de l'inconnu. La plus facile. Tout le monde en souffre. On a peur du noir, on a peur des étrangers, des autres cultures. C'est naturel on dirait.

N'apprenez pas une deuxième langue, surtout. Sinon vous allez vous promener dans le monde et découvrir d'autre cultures et ce qu'on vous a montré à la télévision, dans les films et les livres d'écoles ce serait que de l'argent gaspillé  car vous réaliseriez qu'on vous a menti.

Je ne crois pas que ce gouvernement a notre meilleur destin en vue. Je ne crois pas la droite, je ne crois pas la gauche. Tout le monde a un agenda.

Par exemple, le miens: donner une petite poussée dans le dos à tout ce monde que je connais qui a l'air si misérable à l'école, au travail, sur leur sofa. Ce blog a commencé pour me pousser moi-même dans le dos et si une seule personne a finalement eu le courage de faire ce qu'elle a toujours eu envie de faire, alors je crois que c'est réussit.

L'argent, ce boulet.

C'est le meilleur outil. Esclavage du dernier siècle.
"Crisse que t'es chanceux de pouvoir décalisser quand tu veux!", je l'ai entendu souvent dans la dernière année.

J'aimerais spécifier que je ne me pense pas supérieur ou plus intelligent à cause de ma façon de penser. Si avoir une famille est ce qui te rendrait le plus heureux alors bien sur, vas-y à la vitesse maximale. Le but dans la vie, c'est d'être heureux.

On pourrait aussi dire que j'ai simplement peur d'avoir des responsabilités. Moi je pense plus que ça découle de la simplicité volontaire.

Je ne suis pas "chanceux". Cette vie est une accumulation de choix, d'obstination, et de se boucher les oreilles par entêtement.

J'ai jamais vraiment eu envi d'avoir de carrière. Je me tanne souvent de ma job très rapidement. Aucun engagement égal je peux démissionner quand je veux. Par contre, cette sécurité d'un gagne-pain régulier s'évapore du même coup.

J'ai jamais cru en l'âme soeur. De toute manière, je vire trop facilement jaloux et possessif quand je tombe en amour. Cet automne ca va faire 4 ans que je vais être célibataire et ca ne me dérange pas du tout. Oui, des fois je me sens seul, mais mon sentiment d'indépendance l'emporte.

J'ai pas d'auto, pas de maison. "C'est un bon investissement" qu'on me dit, mais ce semble être la cause #1 qui retient les gens à leur point d'origine. "Es-tu malade, j'ai bin trop d'affaires à payer! J'ai des paiements moi crisse" qu'on me lance, comme si ils essayaient de se prouver ou de m'impressionner.

Depuis quelques années que je pense mettre sur papier mes pensées de tout les jours, ma façon de penser face au monde, à mes principes.

Je n'ai pas de religion. J'en ai pas besoin. J'ai un bon coeur et je le sais, j'ai pas besoin qu'on me dise comment faire pour être bon. Mais après mon petit voyage en asie, le boudhisme a clairement fait son influence sur moi.

Tempter d'aimer personne en particulier, mais tout le monde en même temps.

Tempter de trouver un objet, y mettre un effort pour l'obtenir, et ensuite le donner.

Se débarasser du besoin matériel, du sentiment d'appartenance.

Je suis pas pauvre, ni riche. Je ne suis pas québécois, ni canadien. je ne suis pas de gauche, de droite.

On est que la personne qu'on veut être.

je sais pas où ça va m'apporter. Ça risque d'être dur, je vais peut-être perdre des amis en chemin, du respect, du comfort et de la sécurité.

Mais en ce moment, cette cage dorée qu'on nous a batît, cette frontière pour garder les autres en dehors, j'ai plus l'impression qu'elle me garde en dedans.

Un jour je vais sauter sur un train, disparaitre au bout du chemin.


Wednesday, 26 September 2012

Vie manquée

There's this guy at work - 40 years old, rocker type, faded dragon tattoo around his left arm - who's always pissed.

One day during a conversation with other co-workers, his name came up. I had to ask. "What's this dude's deal?". The answer I got was: "He messed up his life. Big house, car, pool, but he lives alone in there". Simple explanation. Yet, I started to ponder...

All the dudes at work, they're all the same. They all have a house, car, pool, girl. Is it really because he doesn't have a wife and kids that he messed up? Do they understand how quickly they could lose everything?

It was the first time I heard such a thing. "Manquer sa vie", not being succesful - at life!

When I try to think of something like that, I can only picture a homeless guy, or some old CEO in a tuxedo drinking by himself somewhere. Two very different visions, but in both of them the man is alone.

But really, it's all about your dreams and goals, amirite?

When I was a wee 14 years young, I used to think that if I never have dreams and goals, I will never be disapointed in my life. Right. Live for the moment, all that punk rock stuff.

14 years later, and I find I have accomplished nothing, because I have worked for nothing. Single, broke, renting my parents' condo. Messing up my life? I was starting to feel that way.

It's realising that I was drinking alone - not because I didn't have friends, but because they were busy doing their own shit - that kick-started this whole life-changing thing.

It's never too late. That's what I told myself when I turned single yet again, at 26. I learned to ice skate, I picked up a guitar, I tried new drugs, I'm going on a months-long trip in a land far away. It's that mentality that keeps me going. Never fucking give up. Never fucking surrender.

Maybe by regular, fit-in-the-mold standards I am not very succesful at life. But when they tell my tales at my funerals, they'll have enough shit to talk about to last them all night - and that's good with me.

I may be broke, but I consider myself rich. Memories, experiences, friends... I have had a lot of fun in life so far. It was starting to diminish, and so it's time to change. And I am welcoming that change with open arms. Feed me. Nurish me. Get me out of my fucking comfort bubble... Surprise me.

You may be wondering what I'm trying to get at. Me too hehehe. I think back to 2010, the year of the break-up. I may have had 30 sober days out of 356 that year. I had all kinds of problems. But I kept smiling, and a lot of people came up to me and flat-out said they found me inspiring. My couch welcomed half a dozen broken up dudes, guys that were sad, angry, lost... They all opened up to me (after a few drinks), and it was incredibly fulfilling to hear that heartfelt thank you bro when they were walking out of my door.

The last drink n think session has long passed now, and yes, I kinda miss it. This blog might just be a natural occurence, a survival reaction... evolution. My chance to help more people through the inter-webs.

I guess all I'm trying to say is that, if you find yourself starting to depress because you find your life lacking some things, let go of these unexisting things. Focus on what you have. Picture what you want - small goals at first, then build your way up, step by step.

We might meet on that staircase.

Make sure you hi-5 me.


Live for yourself.

Introduction obligatoire

1st post... Obligatory introduction? Time to talk about my motives and visions? Let's start with my surroundings... I'm sitting on a sidewalk bench, on Avenue Mont-Royal, in beautiful Montréal, my home town. It's getting cold outside, but for the first time in 10 years, my hair is longer than my beard (which is getting pretty scruffy in itself) and offers good insulation. Drinking Arizona Iced Tea and dicking around on my iPod...

In truth, this is the perfect time to start a blog. I used to have one - about gaming and comics - that I would update during working hours. This one will be different however. It's going to help me understand my own moral compass... A sort of personal journal open for discussions. Hey, maybe it'll entertain or inspire some peeps.

The crossroads which I am standing at, there's so many ways to go... Except back.

2 years ago, I broke up with "the big ex", the one everyone thought I was gonna have kids with. Ever since, it's been an emotional rollercoster. But you get used to these sensations. And so, I find myself becoming number and number, and only the highest of frustrations or the best of laughs (or help from drugs) gets to me.

Thus, my first step in that new life that I chose for myself, was to quit the customer service job that was killing me, find a more hands-on job for a few months, and purchase a one-way plane ticket.

I've never done anything like that. Always played it safe and boring, and drink all my money away to compensate. I still drink most of it away mind you, but this feeling of adventure, excitement, curiosity... I feel like a kid again. And it's starting to feel fuckin good.

I'm looking forward to speaking with internet weirdos. After all, I'm writing these words for you a much as for me. If not, I'd be writing in a book, and stashing it in a drawer somewhere. I tried Tumblr, but you can't leave comments. So, comment away.

Until my next evening walk interrupted by free Wi-Fi, have a good one.

Make bonds not bombs.

Étienne